J’ai étudié quelques textes de ce monument extrême et c’est le type d’écrit qui demande plusieurs lecture consécutives. Cependant, après avoir relu 15 fois un pauvre petit texte de cinq pages, on se demande le plus sincèrement du monde si on a vraiment réussi à piger quoi que ce soit. Pourtant hein moi je me tape du Gadamer qui est un monument de théologie allemande tout aussi extrême et complexe alors ce n’est pas que sois néophyte mais je dirais qu’à mon avis, Rahner est l'un de ceux qui remporte le prix de l’aspirine estudiantine haut la main.
Notre vaillant ami lui, est capable de lire du Rahner des heures durant sans même sourciller. C’est certes un impressionnant exploit et pour rendre hommage à cette passion fabuleuse, nous avons décidé Cynthia et moi de lui faire le portrait de ce grand homme.



Le bougre a toujours l’air fâché et bigrement sérieux sur ses photos alors il fallu premièrement éplucher Google une heure de temps pour trouver le meilleur sourire. (finalement c’était la photo de la première page mais on ne pourra pas dire qu'on a butché la job.)
Une fois la photo trouvée, Cynthia s’est mise à l’ouvrage car c’est elle la meilleure des deux pour commencer une toile. (remarquez la super déco de fête qu’elle avait fait. – d’ailleurs peut-être faudrait-il le dire au présent car une semaine plus tard, la déco est toujours là LOL ! Ben là c’est voulu. On est pas paresseuses à ce point là tout de même. -)

Tant qu’à être parties, on en a même profité pour terminer une peinture de Louise Brook pour un autre convive, lui aussi très cher.

Je l’aime bien celle-là, surtout parce que que Louise était la « mauvaise femme » type des années 50 mais que sur cette toile, elle a presque l’air d’une icône religieuse en prière avec un presque-sourire mystique, vous ne trouvez pas ?

Revenons à notre théologien. Comme je vous disais, Rahner est très sérieux et notre ami a pour lui énormément de considération. Nous on aime bien se marrer alors il est pratiquement allé de soi de profiter de l’occasion pour rigoler un brin.
Ce cher Rahner a toujours un air si grave que nous nous sommes demandées si il y avait une douce moitié dans l'histoire. Comme de fait, il n’en eut point car il se trouvait à être jésuite alors à la grande horreur de notre trentenaire nous avons disons embrassé le cher homme en lui faisant fumer des cigarettes. ( Ben quoi, c’est la faute à la mauvaise influence de Louise Brook ; )

Comme la seule passion pécheresse que l’on connaisse à Rahner est celle de la crème glacée, nous avons assorti la toile principale d’un petit pastel témoignant de la chose. Ici pose avec le pastel l'un des joyeux convives qui a passé la soirée à jouer le rôle fictif d’un passionné complet et total de Rahner.

(À part ça on a aussi mis un faux ver blanc en plastique sur le gâteau de fête. Très bon effet, vraiment. Mais il a fallu ensuite jurer sur la tête de Rahner que c’était un ver blanc parfaitement propre et artificiel.)
Bref, ce fut une super fête, on s’est vraiment bien marrés et je mettrais ma main au feu que notre monument théologique également.
Après on ira dire que les théologiens ne savent pas s’amuser. Des clous oui, Pffft … les noces de cana, c’est rien à côté de nous ; z’avez qu’à demander à Rahner ; )
